“Les Séparés”
“N'écris pas - Je suis triste, et je voudrais m'éteindre Les beaux été sans toi, c'est la nuit sans flambeau J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre, Et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau N'écris pas !
N'écris pas - N'apprenons qu'à mourir à nous-mêmes
Ne demande qu'à Dieu ... qu'à toi, si je t'aimais ! Au fond de ton absence écouter que tu m'aimes, C'est entendre le ciel sans y monter jamais N'écris pas !
N'écris pas - Je te crains; j'ai peur de ma mémoire; Elle a gardé ta voix qui m'appelle souvent Ne montre pas l'eau vive à qui ne peut la boire Une chère écriture est un portrait vivant N'écris pas !
N'écris pas ces mots doux que je n'ose plus lire : Il semble que ta voix les répand sur mon coeur; Et que je les voix brûler à travers ton sourire; Il semble qu'un baiser les empreint sur mon coeur N'écris pas !”
(Marceline Desbordes-Valmore)

(Hoje, a minha (in)disposição permitiu, somente, a transcrição do belíssimo poema acima. Peço escusas aos que vêm até aqui, mas, certamente, deleitar-se-ão, como eu, com o extraído da excelência da poesia francesa. Sinto-me como uma tábula rasa (sugerida por esse papiro em branco); diria, ainda: sinto-me como o "albatroz" de Charles Baudelaire).
Escrito por Barbara Carvalho às 01h53
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